Notre But:

La FFMC défend les motards. Elle agit pour promouvoir la pratique de la moto dans de meilleures conditions de sécurité. Selon nous cette défense passe également par celle de valeurs telles que la solidarité et les libertés.
Défendre ne veut pas dire approuver des comportements dangereux pour les autres. Rouler vite dans des conditions de circulation optimales n’est pas la même chose que faire des wheeling devant une rue piétonne.

Fédération française des motards en colère.

La Fédération Française des Motards en Colère (FFMC) est une association loi 1901 destinée à fédérer les usagers des véhicules motorisés à deux ou trois roues Son objectif est de développer la pratique de ce moyen de transport et de défendre ses utilisateurs. Elle agit dans le domaine de la sécurité routière en initiant des actions de communication, de prévention4 et de formation, ceci pour améliorer la connaissance du danger, la prise de conscience des différents usagers de la route ainsi que l'esprit de responsabilité et d’entraide des motards. Parmi ses moyens d’action, on peut noter l’organisation de journées de prévention, des campagnes d'affichage, la tenue de réunion périodique, l'organisation de manifestations ou de journées pédagogiques.

Origine:

La lutte contre l’insécurité routière s’organise à partir de 1972 avec la création de la Délégation à la sécurité routière. L’objectif est d’enrayer la courbe ascendante des tués sur la route, passés de 9 000 en 1960 à près de 17 000 en 1972. Parmi ces victimes, les motards ne sont pas épargnés puisque leur nombre augmente régulièrement depuis 1970. La délégation semble se focaliser sur ces usagers en faisant l’impasse sur l’accroissement du parc de véhicules en circulation.

Dans ce contexte, les assureurs procèdent à des augmentations de primes de l'ordre de 15 à 30 %. Les tarifs d'assurance demandés aux motards atteignent le triple, voire le quadruple de ceux réservés aux automobilistes. À la fin des années 1970, ces augmentations n'ont pas entraîné une baisse du nombre de motards. Cependant, le coût de l'assurance amène près d’un motard sur trois à rouler sans assurer son véhicule.

En 1978, Yves Mourousi, un présentateur et rédacteur en chef très populaire du journal de 13 heures sur TF1 et motard lui-même, est nommé « Monsieur moto » par le gouvernement. Rattaché au ministère de la Jeunesse et des Sports, celui-ci a pour mission d’éclairer le dossier des deux-roues motorisés en France. Il sera à cette occasion l'initiateur du projet de construction du circuit Carole. Ce circuit, situé en région parisienne, a pour but d'offrir la possibilité aux motocyclistes amateurs de pouvoir s'exercer aux sports motocyclistes sur route. Il démissionnera cependant de son poste quelques mois plus tard.

Au soir de l’arrivée du Bol d'or de 1978, faisant suite à des faits divers impliquant des motards de retour du circuit Paul-Ricard, Christian Gerondeau, alors délégué à la Sécurité routière, s'exprime sur les ondes radiophonique. Mal reçus par une partie des utilisateurs de deux-roues motorisés, ses propos donnent lieu à la première manifestation de motards, le vendredi suivant. À cette occasion, des milliers de motards investissent la place de la Bastille, à Paris, et commencent à s’étirer en cortège pour défiler sous les fenêtres des dirigeants politiques. En province, plusieurs moto-clubs s’unissent sous des bannières explicites : « Moto liberté », « SOS Moto survie », ou encore « Moto vivante ».

Fin 1979, les relations entre tous les mouvements régionaux aboutissent à un projet de coordination nationale.